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La greffe de cheveux chez les femmes

C’est une blessure esthétique devenant psychologique que le temps, une maladie ou une mauvaise disposition génétique peuvent infliger aux femmes. Longtemps, il n’y eut pas de recours venant de la médecine, les solutions furent seulement palliatives mais aujourd’hui la chirurgie s’est donnée des armes pour sauver cet attribut essentiel de la séduction féminine : une chevelure ample et définitive en mettant au point la greffe de cheveux chez les femmes.

Une étiologie diverse…

Posons le vocabulaire. Etiologie, en médecine, signifie la cause d’un pathologie. En matière d’alopécie féminine, c’est l’injustice qui prime, un mauvais tirage au loto de la vie. La grande majorité des femmes n’en souffriront jamais, mais les autres devront vivre avec, impactant leur potentiel de séduction et d’esthétique. Mauvaise hygiène des cheveux, conséquences de quelques maladies, d’une part, mais c’est surtout l’alopécie androgénique (AAG) qui est la cause dominante. Cela représente plus de 40% des femmes qui souffrent d’alopécie. Rien à faire, ce sont les gènes qui l’ont décidé. Peu de stratégie d’évitement, si ce n’est porter des coiffes pour cacher une chevelure clairsemée. La seule solution est chirurgicale. Cela s’appelle la micro-greffe capillaire.

Un peu d’Histoire

On doit cette technique à un médecin japonais en 1943, puis elle a été reprise par un dermatologue américain, Dr Orentreich, en 1950. Il précisera le protocole chirurgical en conceptualisant cette méthode de «  transplantation capillaire par prélèvement de greffons chevelus au punch de 4 mm » en indiquant qu’une aire dominante, la zone occipitale du cuir chevelu, a sa propre activité génétique, ce qui évite les ravages, pour les cheveux de cet endroit, de l’alopécie androgénique. On le remarque facilement dans la calvitie masculine car les hommes n’ont alors plus de cheveux sur le haut du crane mais en garde sur l’occiput. Bref, l’idée est simple. On y prend des cheveux avec leurs follicules (leurs racines implantées dans la peau) pour une greffe de cheveux sur les zones de la tête qui en sont dépourvus.

Deux protocoles de greffe capillaire

Les chirurgiens spécialisés proposent, en fonction des patientes et du type d’alopécie dont elles souffrent, deux techniques différentes de greffe de cheveux chez les femmes.

La greffe de cheveux par bandelettes

C’est la technique historique, mise au point par le Dr Orentreich. Destinée aux alopécies importantes, elle vise à prélever, sous anesthésie locale, sur la zone occipitale des bandes de cuir chevelu de 2 à 25 cm de long. On dénombre une quantité de 100 cheveux par cm2. A la suite de ces prélèvements, le chirurgien découpe des portions du greffon comportant de 1 à 3 cheveux qu’il implante sur la zone alopécique, en faisant avec une aiguille des micro-orifices. Ce travail minutieux permet de transférer la totalité des bandes de cuir chevelu prélevées sur des quantités de l’ordre de 4000 à 6000 cheveux. Il suture la zone occipitale en question par des points classiques en chirurgie, avec des fils ou des agrafes . L’intervention dure en moyenne de 3 à 6 heures.

L’extraction folliculaire

Cette technique de greffe de cheveux, plus récente, consiste à prélever des micro-greffes de 1 mn de diamètre sur des zones corporelles présentant des follicules avec leur cheveux. Et les réimplanter sur les endroits du crâne présentant une calvitie. Plus facilement mise en œuvre car elle ne nécessite pas d’effectuer de larges ponctions cutanées mais elle ne concerne que les petites alopécies. Chaque greffon contient entre 1 à 2 cheveux qui sont réimplantés de la même façon que la technique décrite précédemment. L’intervention, sous anesthésie locale, va durer de 3 à 5 heures, selon le nombre de cheveux transplantés. Son avantage tient au fait qu’il n’ y a pas de sutures, avec fils et agrafes, à poser sur les zones prélevées, pas de surveillance pour la cicatrisation, donc un meilleur confort pour la patiente.

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Suites opératoires d’une greffe de cheveux chez les femmes

Tout d’abord, il faut noter que ces interventions sous anesthésie locale sont d’aucun risque lié à l’anesthésie. Mais ce sont néanmoins des gestes chirurgicaux intrusifs, même s’il s’agit du derme et de l’épiderme.

Ainsi, la greffe par bandelettes va entraîner la présence de cicatrices fraiches qu’il va falloir surveiller les jours suivants l’intervention, en évitant les réactions inflammatoires et d’éventuelles infections locales. De plus, il va falloir faire retirer les fils ou les agrafes. C’est donc une gêne temporaire subie par la patiente. En outre, il a été décrit des baisses de sensibilité de la zone d’extraction, du fait que des nerfs sensitifs ont pu être sectionnés et il faudra attendre quelques semaines pour retrouver une sensibilité normale.

Concernant l’extraction folliculaire, il n’y a quasiment pas de suites opératoires. Pas de cicatrices, de fils à enlever, de risque infectieux. La patiente pourra prendre des antalgiques (paracétamol) pour éviter de possibles légères douleurs locales.


Bref, quel que soit le type d’intervention, c’est l’affaire de quelques semaines pour que tout rentre dans l’ordre. Shampoing et soins capillaires sont possibles très vite. Ceci étant, il faudra attendre la pousse des cheveux implantés pour que la chevelure retrouve une ampleur esthétique. Il sera possible de teindre ses cheveux ( à éviter avant l’intervention).

Un succès maîtrisé

Après de nombreuses années de mise au point, de maîtrise des greffes de cheveux chez les femmes, ces opérations offrent une solution définitive pour traiter leurs calvities. On ne connaît pas d’échecs pour des résultats fiables et durables. A la différence d’autres opérations de chirurgie esthétique et plastique, pas de retour au bloc opératoire après quelques années. Bref, c’est une sorte de retour à la vie de ces femmes qui ont beaucoup souffert d’une chevelure abîmée, clairsemée, d’autant plus que l’alopécie androgénique peut commencer ses ravages très jeune, après l’adolescence. Le seul point noir est le coût de ces interventions. Bien entendu, pas de prise en charge par l‘Assurance Maladie, et il faut un budget de l’ordre de 4000 à 6000 euros à prévoir par intervention.

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